Les camps de réfugié-es grecs bondés sont sur le point d'exploser

walled-in_779x400.png

#LeaveNoOneBehind - Il est temps d'évacuer les camps de réfugié-es surpeuplés

Vous savez ce que ça fait quand vous arrivez à un rond-point sur une route inconnue et que vous finissez par tourner en rond D42, en essayant de décider quelle sortie est la bonne? Imaginez maintenant qu'il y ait une voiture sur vos talons, et vous deviez conduire aussi vite que possible - sans aller nulle part - et en essayant de prendre les bonnes décisions pour les personnes dans la voiture avec vous. Oh - et il y aurait aussi des barrages routiers devant chacune des sorties.

Un peu stressant non ? Mais pour ceux qui fuient la guerre, les persécutions ou la violence aux frontières de l'Europe, c'est une métaphore euphémisante de la vie. Pour eux, la voiture qui les pourchasse, c'est le coronavirus ; et le rond-point sans fin représente les 5 îles grecques où environ 40 000 refugié-es sont détenu-es  en attendant que leur demande d'asile soit traitée. Ils ont fuit la violence de leurs pays nataux, ils ne peuvent pas y retourner - mais ils ne peuvent pas non plus avancer, puisque de nombreuses instances gouvernementales ont temporairement fermé leurs portes -et leurs frontières- du fait du coronavirus. 

Se retrouver coincé dans les limbes n'est bon pour personne, jamais. Mais en temps de pandémie, ça pourrait être une condamnation à mort. Il est plus que temps d'évacuer les camps dangeureusement bondés des îles grecques. 

La densité des camps était un problème AVANT le coronavirus

Avant Août 2019 - bien avant que qui que ce soit d'entre nous n'ait entendu parler du coronavirus - un porte-parole du haut comissariat de l'ONU pour les réfugiés (UNHCR) a qualifié les camps de réfugié-es des îles grecques de Chios, Kos, Samos, Lesbos, and Leros de "sordides, inédéquats et en état de détérioration avancé". En ce moment même, dans le seul camp Moria de Lesbos, 20 000 personnes vivent dans un camp bâti pour en accueilir 2800. Environ 7000 d'entre elles/eux sont des enfants, dont beaucoup n'ont ni parents ni responsable légal pour prendre soin d'elles/eux. Ce n'est jamais acceptable, mais en temps de COVID-19, ça pourrait être létal. 

La distanciation sociale et le respect des gestes barrières est impossible.

À Moria, on décompte un robinet pour 1300 personnes, une toilette pour 167 personnes et une douche pour 242 personnes. Il est impossible de pratiquer la distanciation sociale lorsque vous vous tenez au coude à coude en attendant les distribution de nourriture, ou pour avoir la chance d'utiliser les installations (qui peuvent ou non être équipés de savon et de d'eau courante, selon le jour). Les couchages sont tout aussi serrés les uns aux autres.

Des gens continuent d'arriver

Le 1er mars, la Turquie a annoncé qu'elle ne refoulerait plus les personnes qui espéraient entrer dans l'Union Européenne, ce qui a incité encore plus de personnes à fuir les combats dans le nord-ouest de la Syrie. Bien que les nouvelles-aux arrivant-es soient mis-es en quarantaine séparément, les responsables craignent que cela ne soit pas suffisant pour contenir le virus.

Le coronavirus est un risque énorme

Les camps sont en grande partie passés en mode de verrouillage en mars pour tenter de contenir la propagation du virus, mais au 15 mai, quatre personnes sur l'île grecque de Lesbos avaient été testées positives. Les installations médicales étaient déjà mal équipées pour faire face au nombre de personnes sur les îles - une épidémie serait dévastatrice, selon des professionnel-les de la santé qui tentent de contrôler sa propagation.

Il est temps d'évacuer les camps

La France va accueillir quelques 400 demandeur-euses d'asile et 350 mineur-es non accompagné-es qui vont être relocalisé-es de Grèce vers la France. Le premier groupe de 50 mineur-es devrait en France en Juillet. C'est un premier pas ; mais c'est loin d'être suffisant. 

Comment tu peux aider

Le monde est assez laid en ce moment. Mais nous pensons que lorsque les gens s'unissent, il est possible de le changer. Nous ne pouvons que présumer du talent,de  l'ingéniosité et de la bonté actuellement enfermées sur les îles grecques, et bien que nous ayons hâte de voir ce que ces nouvelles-aux arrivant-es feront dans notre pays si l'occasion se présente, nous sommes  avant tout soucieux-ses de les sécuriser. Signez la pétition pour #LeaveNoOneBehind et pour donner à tous-tes la chance d'une vie saine et sûre. Rejoignez-nous !